Avant de parler du résultat, parlons de la méthode. Car ici, il ne s’agit pas de négociation, mais d’un simulacre. La demande initiale était claire, ouvrir une négociation sur la surcharge de travail liée aux nombreux projets menés à ELP !
La réponse de la direction ? Une réorganisation globale imposée, sans dissocier les sujets, sans marge réelle de discussion et surtout sans s’attaquer aux réelles problématiques remontées par les salariés du secteur.
Les organisations syndicales ont pourtant tenté de faire évoluer les choses, mais la direction est restée sur son projet qui attendez bien au chaud dans les cartons, et qui communique aujourd’hui sur un dialogue social constructif…
En fait La réalité est tout autre. Face aux arguments des OSR, la seule réponse du grand MANITOU du secteur et de ses sbires reste la même : « Je ne suis pas d’accord avec vous ! J’ai d’ailleurs consulté les salariés, et ils sont favorables au projet dans son INTEGRALITE »
Quand le chef parle, les salariés comprennent vite que seule une réponse est acceptable, « oui », pas par adhésion mais par contrainte.
Curieuse vision du dialogue…
De plus, la direction choisit de traiter à part les managers, chefs de quart, responsables de fabrication, encadrement supérieur.
Pourquoi ?
Sont-ils mieux considérés ?
Sont-ils chargés de convaincre leurs collègues d’accepter l’inacceptable ?
Pour les chefs de quart DU, le message est limpide, « acceptez la transformation de votre poste en chef de quart adjoint… ou n’attendez rien ».
Pour schématiser,
Refus = statu quo,
Acceptation ultérieure = peut-être une revalorisation.
Du chantage, ni plus ni moins.
Pour clore la mascarade, la direction annonce que ce sera la dernière réunion. Une partie des revendications aurait été “entendue”. Un mémo viendra acter ce que la direction consent à donner.
Pour rappel, un mémo, c’est sans signature des OSR, sans accord collectif et du jour au lendemain, peut être modifié ou disparaitre plus facilement qu’un accord…
Bref, circulez, il n’y a plus rien à négocier !
Le goût final est amer, oui, la direction est partie de très bas, oui, elle est montée d’un cran.
Mais bien loin de ce qui était nécessaire face aux efforts demandés.
Quelques exemples parlants :
• Le CFT électrique, futur back du chef de production énergies (coef 340 – cadre), demande une revalorisation à 310 pour reconnaître ses responsabilités accrues.
Réponse de la direction : apprendre à faire sans reconnaissance.
• Suppression d’un poste de TMT E+I.
Le salarié restant obtient 1,5 % d’augmentation, pendant qu’on lui explique que :
-Sa charge n’augmentera pas,
-Il ne fera plus de court terme,
-Les projets s’arrêteront pendant ses congés,
-Il n’aura plus besoin de binôme.
À croire que, soudainement, il y aurait moins de projets de maintenance sur une plateforme qui reste pourtant vieillissante…
Cette négociation, n’en est pas une !