Le 22/12/25
La Direction de la plateforme Normandie souhaite faire évoluer son organisation en créant une Division Technique unique, regroupant l’ensemble des activités « procédés », qu’elles soient centrales ou sectorielles.
Cette nouvelle division intégrerait notamment :
- les APC (Advanced Process Control),
- les avant-projets,
- et les procédés unités.
Le responsable de cette Division Technique serait un membre du Comité de Direction.
Selon la Direction, cette évolution aurait pour objectifs :
- de renforcer et mutualiser les compétences procédés, aujourd’hui dispersées dans l’organisation,
- d’ancrer durablement l’organisation technique,
- d’améliorer la cohérence et la performance,
- et de clarifier la séparation entre les activités de court terme et de moyen terme, avec une répartition plus lisible des responsabilités.
👥 Impact sur les effectifs
Le projet concerne aujourd’hui 45 personnes.
Demain, l’organisation ne compterait plus que 43 personnes :
3 postes de techniciens évolueraient vers des postes d’ingénieurs,
- 2 postes de techniciens seraient supprimés.
Pour FO, supprimer des postes de techniciens est une erreur majeure.
Ces techniciens :
- sont issus de l’exploitation,
- possèdent un vécu d’unité, des arrêts, et une forte connaissance du terrain,
- assurent aujourd’hui une présence régulière sur le terrain, au contact direct des équipes.
👉 Demain, qui ira sur le terrain ?
👉 Qui portera cette expertise pratique indispensable à la sécurité et à la performance des unités ?
❌ Analyse et position de FO
Pour FO Plateforme Normandie, cette évolution ne présente pas, à ce stade, de gains objectifs démontrés.
Aujourd’hui, les ingénieurs et techniciens procédés sont intégrés dans les unités, au plus près du terrain.
Cette organisation permet :
- des relations humaines facilitées,
- une meilleure réactivité,
- une connaissance fine des unités et des équipes d’exploitation.
Avec une organisation centralisée, ces personnels ne seraient plus nécessairement rattachés aux secteurs, ce qui entraînerait :
- un éloignement du terrain,
- une perte de lien avec l’exploitation,
- une dégradation potentielle du fonctionnement opérationnel.
📊 15 décembre 2025 - Remise du rapport SYNDEX
Le rapport confirme plusieurs points clés :
- Projet non finalisé
- Informations manquantes
- Organisation actuelle fonctionnelle côté pétrochimie
- Risques forts sur la maintenance
- Postes supprimés alors que la charge de travail augmente
- Absence de visibilité sur le “qui fait quoi”
- Pression temporelle injustifiée
Ces conclusions confirme nos alertes exprimées.
Risques psychosociaux (RPS) : Le point d’alerte majeur
Au-delà des chiffres et des organigrammes, ce projet présent un impact humain immédiat sur les techniciens concernés.
- L’annonce du projet a été vécue comme brutale
- Certains techniciens ont clairement exprimé un mal-être
- Des situations de stress et d’inquiétude durable ont été rapportées
- Le projet génère une perte de sens du travail
- Le contenu des postes risque de s’appauvrir
- Les salariés expriment un manque total de visibilité sur l’avenir
- Les perspectives d’évolution sont perçues comme quasi inexistantes
Ce projet, tel que présenté, crée plus de souffrance que de solutions.
Et ce d’autant plus que la surcharge de travail existante rend les salariés plus vulnérables face à ce type de réorganisation :
Certains techniciens craignent une dégradation de leurs conditions de travail, au détriment de la sécurité et de la maîtrise technique.
Ces inquiétudes, exprimées collectivement, constituent un risque psychosocial documenté, qui doit être intégré dans l’analyse du projet et transmis au CSE.
⚠️ Une méthode de travail contestable
FO dénonce également la méthode employée par la Direction.
Une fois de plus, le projet a été annoncé de manière brutale, sans réelle construction collective avec les salariés directement concernés.
👉 Encore une fois, ce sont les salariés qui font réellement le travail qui n’ont pas été associés, et ce sont eux dont les missions sont les moins reconnues dans ce projet.
18 décembre 2025 Déclaration FO au CSE
Sur la base de l'expertise SYNDEX et des remontées terrain, FO Plateforme Normandie a présenté sa déclaration officielle au CSE, rappelant notamment :
- L’inacceptabilité de toute suppression de postes
- Une surcharge de travail déjà avérée
- Un projet flou et non stabilisé
- Des risques directs sur la sécurité et les installations
- Un projet à finalité économique, au détriment des dimensions techniques, humaines et industrielles
La conclusion est claire :
FO n’a pas rendu d’avis, considérant qu’une procédure d’information-consultation doit être un véritable temps de consultation, de concertation et de co-construction entre la direction, les salariés et les organisations syndicales. Or, en l’espèce, la direction a travaillé en huis clos, arrêté ses décisions de manière unilatérale, sans réelle écoute ni prise en compte des salariés et des OS. En l’absence de toute démarche de co-construction et de respect du dialogue social, FO refuse donc de rendre un avis, y compris défavorable, estimant que la procédure d’information-consultation n’a pas été respectée et qu’elle ne témoigne ni du respect des salariés ni de celui des organisations syndicales.




