le 05 février 2026
Depuis plusieurs mois, l’état psychologique des salariés de notre plateforme se dégrade de manière préoccupante.
Les causes de cette fragilisation sont multiples et s’intensifient avec le temps.
Un sentiment croissant de surveillance permanente s’installe, alimenté par les nombreuses convocations de salariés par leur hiérarchie pour leur notifier divers écarts.
La législation permettant à la Direction de ne pas préciser le motif de ces convocations, les salariés s’y rendent sans méfiance et se retrouvent souvent confrontés à des reproches inattendus.
Résultat : une souffrance psychologique grandissante.
Nous avons récemment reçu une fiche d’incident mentionnant la création d’un service de surveillance des comportements des salariés sur le site, rappelant des pratiques d’un autre temps.
Un organigramme d’évaluation des sanctions a même été présenté en CSE, confirmant le passage à une logique répressive au détriment du dialogue social.
Les salariés reçoivent désormais des courriers de sanction sans réelle possibilité de se défendre, les décisions semblant prises avant même l’entretien.
Le ton employé par certaines hiérarchies renforce ce climat anxiogène, donnant aux salariés le sentiment d’être traités comme des délinquants.
Tout semble fait pour instaurer la peur, accentuant la fragilité psychologique déjà présente, d’autant plus que les licenciements se multiplient sur la plateforme.
Les risques psychosociaux (RPS) atteignent aujourd’hui un niveau alarmant.
Ce que nous observons n’est que la partie émergée de l’iceberg : de nombreux salariés ne déclarent plus leurs difficultés par crainte d’être stigmatisés.
Malheureusement, c’est factuel et “Docteur MARION “en ajoute une couche en affirmant, lors de réunions de service, qu’il y a des vrais et des faux RPS.
Pire encore, certaines déclarations de RPS se soldent par des mutations forcées ou des exclusions de service.
Les victimes ne sont ni écoutées ni accompagnées, malgré les communications officielles de la Direction.
Les cas de RPS ne sont présentés ni en CSE, ni en CSSCT, ni en CRH, contrairement à ce qu’affirme la Direction.
Si vous tenez compte du fait que les Accidents du Travail RPS sont systématiquement contestés par notre Direction auprès de la Sécurité Sociale, vous avez compris que tout est fait pour empêcher la déclaration de cas de RPS.
De plus, les accidents du travail liés aux RPS sont systématiquement contestés auprès de la Sécurité Sociale, ce qui décourage toute déclaration.
Force Ouvrière encourage pourtant les salariés à continuer à signaler ces situations.
Certains ont d’ailleurs obtenu la reconnaissance de leur maladie professionnelle liée aux RPS, malgré le refus initial de leur accident du travail.
La Direction met en avant son pilier CARE, censé promouvoir le bien-être au travail.
Or, lors d’une CSSCT élargie et du CSE suivant, ce pilier était le seul absent de la salle ATRIUM.
Peut-on réellement parler d’attitude “CARE” lorsque la Direction se limite à pointer les manquements des entreprises extérieures sous couvert d’améliorer les Facteurs Organisationnels et Humains (FOH) ?
Dans les faits, ces FOH servent surtout à transférer la responsabilité des accidents de la Direction vers les salariés.
Est-ce “CARE” de demander à des salariés déjà en poste de se former à un nouveau métier à mi-temps, tout en continuant à assurer leurs fonctions actuelles, sans période de recouvrement ?
Cette pratique, de plus en plus fréquente, conduit nombre d’entre eux au burn-out, épuisés par une charge mentale et de travail excessive.
Beaucoup n’osent plus alerter, de peur de compromettre leur parcours professionnel ou d’être perçus comme « fragiles ».
Tous les niveaux hiérarchiques, sauf pour notre Directeur, sont concernés par le RPS.
De plus en plus de cadres subissent des pressions inacceptables, du nombre de plus en plus important de charges de travail favorisant le Burn Out jusqu’à forcer les salariés à cocher sa case lors de l’EIA pour les sortir de leur poste.
C'est aussi ça le CARE chez TOTALENERGIES.
L’Humain est devenu la variable économique surtout pour les frais fixes.
Les restructurations de service sont aussi sources de RPS.
Des salariés sont dans l’obligation de se former à un nouveau poste alors qu’ils venaient d’être habilités sur leur poste, d’autres se voient privés de poste avec, pour certains, un nombre insignifiant de postes proposés.
Ces réorganisations sont rarement accompagnées de charges de travail détaillées en profondeur, conduisant, dans certains cas, à des situations de Burn out ou de Bore Out.
Il en est de même quand un salarié part d’un service sans être remplacé.
Sa charge de travail est reportée vers son ou ses collègues pour plusieurs mois voire années.
Depuis plusieurs mois, certaines unités souffrent du non-respect du ratio homme/poste.
Quand arrivent les absences dues aux maladies ou aux mouvements anticipés ou non, cette situation provoque des dépassements d’horaires nocifs pour les salariés.
La solution trouvée par la Direction, sortir une note règlementant de façon drastique les remplacements et les prises de congés des salariés postés. 😡
En découle, un stress important pour les salariés qui s’interrogent sur la possibilité d’avoir ou pas leur congés, synonyme de repos important pour leur santé et leur équilibre mental, familial…
La solution serait plus de respecter le ratio homme/poste en embauchant et en anticipant les mouvements.
L’insécurité de plus en plus présente dans nos unités, les perspectives et les résultats financiers négatifs de notre plateforme contribuent à la dégradation de l’état psychologique des salariés.
Force Ouvrière tire la sonnette d’alarme.
La situation est grave. Il est urgent de revenir à un dialogue social sincère et à des mesures concrètes de prévention des RPS, avant que les dégâts humains ne deviennent irréversibles
Ce climat nous rappelle tristement une situation similaire d’une autre grosse entreprise française, à savoir FRANCE TELECOM. Nous nous rappelons tous de ce qui s’est passé pendant cette période au sein de cette entreprise.
Force Ouvrière demande que la Direction respecte enfin son obligation pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés (Art L4121-1 et L4121-2 du code du Travail).
Les élus FO TOTALENERGIES plateforme Normandie


